Nous avons plongé Solène dans une douce nostalgie pour qu’elle évoque avec nous – et pour vous ! – sa scolarité. Notre lauréate, qui partira à la rencontre des Normands expatriés en Océanie et Asie du sud-est, a effectué sa scolarité en Seine-Maritime, d’abord dans le petit village de Gommerville, puis au collège de Sainte Geneviève à Bolbec avant de passer ses années lycée à Guillaume le Conquérant, à Lillebonne. Place aux souvenirs !

Quand tu étais à l’école, rêvais-tu de voyager ?

Oh oui ! Depuis l’école primaire, je rêvais de l’Australie à cause du film « Napoléon en Australie ». Cela me donne envie de le regarder à nouveau d’ailleurs.   

Quand tu étais au collège ou au lycée, où rêvais-tu d’aller ?

Je savais qu’il fallait parler anglais pour aller en Australie, alors dès le collège, c’est devenu ma matière préférée, et je rêvais d’aller à Londres. Nous y sommes allés grâce à un voyage scolaire organisé en 5ème. L’envie de voyager a alors vraiment commencé : dès la 4ème, j’ai choisi l’option européenne pour avoir plus d’opportunité et nous sommes allés en Pologne voir nos correspondants avant de passer le brevet des collèges. 

A la cantine, quel était ton plat préféré ?

J’adorais le jour où l’on mangeait des calamars à la romaine ! Je finissais l’assiette de tous mes camarades. Depuis 2014, je suis devenue végétarienne alors cela ne serait plus le cas aujourd’hui.  

Quelle était ta matière préférée, et pourquoi ?

I loved english class. Je me souviens toujours de certaines chansons ou poèmes appris en 5ème tellement j’étais à fond « three little pumpkins sitting on a gate. The first one says « oh, it’s getting late » the second one says « There are witches in the air » the third one says « and I don’t care »… Je savais que la maîtrise de cette langue me permettrait de voyager et de communiquer sur toute la planète !  

Comment te voyais-tu, adulte ?

Je m’imaginais avoir un travail qui me permettrait de voyager partout dans le monde et de rencontrer des gens, sans savoir exactement à quoi il correspondrait. Finalement, je suis avec des élèves curieux qui ont plein de questions sur la vie en général, et je voyage sur mon temps libre … Il faut toujours trouver des compromis dans la vie !  

Quel est ton plus beau souvenir d’école, de collège ou de lycée ?

En CP, j’avais un taille-crayon globe terrestre, et si je savais où était l’Australie parce qu’elle est facile à repérer, je n’arrivais pas à situer la France dessus. Un jour, ma maîtresse m’a montré où elle était et j’ai réalisé qu’elle était très loin du pays de mes rêves ! Je me suis alors demandé quand j’aurais l’occasion d’y aller. Mes parents me disaient que si je travaillais bien à l’école, j’aurai de quoi y aller un jour. Il a fallu attendre 15 ans après ce moment ! J’ai également un souvenir indélébile du 11 septembre 2001 : j’étais en CE2 et c’était la première fois que nous faisions une minute de silence en classe en commémoration des victimes des attentats en Amérique. Au collège, je me souviens avoir étudié la chanson de Renaud « Mistral Gagnant » en Français, je me sentais transportée par la mélodie ! J’ai toujours cette sensation quand je l’entends à la radio. Au lycée, mon plus beau souvenir reste le jour des résultats du baccalauréat, qui marque la fin de trois années à grandir ensemble et le début d’une nouvelle aventure où chacun part dans une université différente. 

C’était quoi le jeu le plus populaire dans la cour de récré ?

En primaire, je me souviens surtout des « trappe trappe glacés ». Au collège, je me souviens que je faisais mes devoirs pendant les récrés pour ne pas être punie parce que je ne les avais pas faits à la maison ! Au lycée, on jouait beaucoup aux cartes :  président (ou trou du cul…) et time’s up ! 

Quelle était ton sport préféré ?

Je crois que j’ai tout essayé. Mes parents se sont donné beaucoup de mal pour que j’ai une activité extrascolaire mais après quelques années de danse, de gymnastique, de judo, de piscine, d’escalade… je n’avais toujours pas trouvé ce qui me motivait le plus. 

De temps en temps, je cours et j’essaie de m’inscrire à une course tous les ans pour avoir un objectif. Cette année, je voyais les choses en grand et pensais faire le marathon de Rouen mais la date est pendant Normands Autour du Monde ! Ce sera donc pour l’année prochaine 😉

Quel est le premier livre que tu aies lu et le premier film que tu aies vu ?

J’avais un énorme livre de contes et fables du monde. Tous les contes classiques étaient réunis, je me souviens de ceux qui m’ont le plus marquée : Hansel et Grethel, les trois petits cochons, le lièvre et la tortue, le chat botté …  Le film, c’était « Napoléon en Australie » avant le CP c’est sûr, je me souviens également d’une petite série « entre terre et mer » qui passait à la télévision. Je devais avoir 4-5 ans et je n’ai pas de souvenir d’avant. Je me rappelle avoir pleuré devant Jurassik Park parce que les gens tuaient les dinosaures !

Faisais-tu partie d’un club ou d’une association ?

J’ai fait partie de l’UNSS d’escalade du collège, et au lycée, de l’association Parakou pour donner une chance aux Béninois d’aller à l’école.

Quelle option langue as-tu suivie ? Allemand, espagnol… ?

J’ai choisi l’allemand en 5ème car c’était l’époque « Tokyo hôtel » au collège. OUPS. Je ne regrette pas car j’ai rencontré mon meilleur copain en seconde en classe d’allemand. On a fait un beau voyage scolaire à Cologne, et on est resté ensemble depuis (c’est beau !).  Depuis janvier, j’apprends quand même l’espagnol car on voudrait faire un périple de plusieurs mois en Amérique du Sud !   

As-tu déjà été collée ?

Oui, au moins deux fois. J’oubliais souvent mes affaires et il me semble que nous étions collés après trois oublis. Je trouvais cela injuste en tant qu’élève mais étant de l’autre côté du bureau maintenant, il est vrai que les élèves qui viennent sans leur matériel ne suivent pas le cours en étant concentrés comme les autres…  

Avais-tu déjà voyagé pendant tes études, lors de voyages scolaires par exemple ?

Je suis allée au ski en CM2 avec l’école, à Londres et en Pologne au collège et à Cologne en terminale. Pendant mon DUT (deux ans après le bac), je suis partie six mois en Australie pour faire mon stage de fin d’études dans un laboratoire. J’ai adoré le pays mais je me suis rendue compte que je ne m’épanouissais pas à travailler en laboratoire – je n’avais pas assez de contact avec les gens -, et je savais que je voulais devenir enseignante en rentrant en France ! 

Quel était ton ou ta prof préféré(e) ?

J’ai eu plusieurs profs préférés. Au collège, c’était mes profs d’anglais, en 4ème et 3ème. L’un était Hollandais et son accent était vraiment drôle quand il parlait français. Au lycée, un prof d’histoire et géographie était vraiment à fond dans son cours : il bougeait les tables pour raconter les histoires de guerre, on ne s’ennuyait pas !  

Pourquoi aimes-tu voyager ? Qu’est-ce qui t’a donné envie de voyager ?

J’aime découvrir de nouvelles choses et rencontrer de nouvelles personnes. Il n’y a pas forcément besoin d’aller loin pour faire cela. C’est vrai qu’il y a un côté exotique et dépaysant lorsque l’on change totalement de cadre. Mais dès que l’on s’aventure hors de sa zone de confort (ne serait-ce que par une participation à un concours, où aller à un évènement qui a lieu en France voire dans la région), on voyage, on est déconnecté du quotidien et on apprend. Parfois, en allant simplement au café des langues dans ma ville – c’est un café ou l’on peut parler espagnol ou anglais -, j’ai l’impression d’être partie en voyage lorsque je reviens chez moi !

Pour finir, as-tu une anecdote rigolote sur tes études à nous partager ?

Je me souviens de vouloir tricher en autodictée en CP, en demandant à mon voisin  

  • « comment on écrit 7 ? S – E – … ? » et qu’un fou rire se déclenche lorsqu’il me répond « P – T »  

Ça va, on avait 6 ans …  

En quatrième, lors d’un contrôle de lecture en français, j’étais la première à avoir terminé et ma prof éclate de rire en lisant ma copie… Elle me demande de venir voir et la première question était « qui a écrit les trois mousquetaires » et ma réponse était « Mireille Dumas ».  

Au lycée, je me souviens que le prof de physique chimie nous appelait avec ironie, ma binôme et moi, « les prix Nobel », depuis que nous avions littéralement fait exploser l’ampoule à décanter sur sa blouse …