Rencontre avec Patricia, à l’Ecole Française René Cassin, le jour du Centenaire de la Première Section Norvégienne dans le cadre d’un partenariat entre la Norvège et la Normandie, célébré au Lycée Pierre Corneille de Rouen simultanément par le Président de la République française, Emmanuel Macron et la Reine Sonja Haraldsen de Norvège !

 

Bonjour Patricia. Pourrais-tu nous raconter ton histoire et ton arrivée à Oslo ?

Je suis mariée à un Norvégien depuis 1983, qui était élève au lycée Corneille de Rouen, dans la section norvégienne en 1979. Il se trouve à cet instant même à la fête du Centenaire à Rouen. J’ai un fort intérêt culturel pour la Norvège puisque je suivais aussi des cours du soir au lycée Corneille.

 

Que penses-tu d’Oslo ?

Il faut dire qu’en Norvège, nous avons non seulement l’espace, mais aussi la beauté du site, la douceur de vie. Oslo est une belle capitale, calme. Donc avec mon conjoint, nous avons décidé de nous y installer après de nombreux voyages en France, en Angleterre, en Belgique, en Suède et en Allemagne.

Et plusieurs camarades de mon mari de la Section Norvégienne à Rouen, avec lesquels il est présent en ce moment même au Centenaire, ont trouvé leur bonheur aussi en France. Cela crée une belle alchimie entre ces différents types de parcours et une très forte amitié, une grande solidarité qu’ils ont su conserver entre eux.

 

Une de tes collègues, membre d’une famille d’accueil normande, nous parlait tout à l’heure de son « frère norvégien » qui sera son témoin de mariage.

Tout à fait. Les familles d’accueil normandes deviennent de vraies familles. C’est la beauté et la richesse de cet échange. Je pense que si des Normands viennent eux aussi étudier en Norvège, ils pourront également trouver des familles d’accueil bienveillantes en Norvège.

 

C’est un message que nous pouvons adresser aux jeunes Normands qui souhaiteraient venir passer un séjour d’études en Norvège. Ce lien d’amitié culturelle, tu l’as aussi transmis à tes enfants.

Oui. Mes enfants ont suivi le programme de l’école française de la maternelle au CM1.Leur père était très imprégné de la culture française et il souhaitait que ses enfants aient ces fondamentaux. Evidemment, ils ont ensuite intégré le cursus norvégien avec la possibilité de rejoindre le cursus français en cours de route. Une double culture en parfaite harmonie. Ce qui leur permet d’être aussi à l’aise en Normandie qu’à Oslo.

 

Vous incarnez donc le symbole de fraternité et d’ouverture entre nos deux pays tout comme le partenariat Normandie-Norvège depuis plus de 100 ans. C’est que nous célébrons aujourd’hui même en présence des chefs d’Etat et d’établissement concernés de Rouen et Bayeux.

C’est en effet un moment fort pour les deux pays d’avoir la présence de leurs deux représentants, que tout réunit, puisque à l’époque des Vikings, on a pu constater depuis Rollon notamment que les Norvégiens à travers les âges ont su s’adapter au pays et même faire fleurir la Normandie jusqu’à son âge d’or. Je pense que c’est une belle histoire qui perdure à travers les générations.

Merci pour ce témoignage émouvant !

 

Vincent