Une rencontre insolite avec Florian, un jeune Manchois de 28 ans installé depuis quelques mois au sein de la capitale russe.

 

Priviet Florian !

Priviet Vincent !

 

Je suis à la 3ème étape de mon voyage, en Russie, plus précisément à Moscou, où tu nous fais l’amitié de me recevoir chez toi au cœur du centre-ville. Pour commencer, ça fait combien de temps que tu es ici ?

Je suis arrivé en novembre 2017, 10 mois bientôt. J’espère y rester quelques mois encore, jusqu’à l’année prochaine. Je travaille chez Renault et nous allons sortir un nouveau modèle. Je suis donc chef de projet logistique. En un mot, je gère toutes les pièces à l’international pour les prototypes.

Et donc, d’où es-tu originaire en Normandie et comment es-tu arrivé ici ?

Je viens de Gavray, un petit village de 1500 habitants niché entre Coutances, Granville et Villedieu les Poêles. Ce village est connu notamment pour la foire Saint Luc, une fête annuelle, millénaire, de 4 jours pendant lesquels les gens se rencontrent pour vendre et acheter du bétail, des chevaux, des ânes, des moutons… C’est connu dans toute la France. Certains Marseillais se rendent spécialement à cet événement pour acheter leur bétail. Durant cette foire, sont organisés aussi une fête foraine, une brocante et un très connu « concours de la Citrouille » permettant de gagner un certain nombre de produits du terroir 100% normands.

 

Et qu’est-ce qui t’a poussé à quitter Gavray pour te lancer dans l’aventure internationale ? et plus spécifiquement à Moscou ?

L’aventure internationale, je l’ai découvert en 2011, lors de mon parcours Erasmus à Budapest. Il y a énormément de jeunes qui rêvent de partir à l’étranger. Et Erasmus est une belle opportunité pour ce faire.

L’Etat français et la Région Normandie aident financièrement ces élèves à partir. J’ai donc été très bien accompagné. Et je suis parti à Budapest pendant 1 an pour mon Master 1. Et là, ma vie a complètement basculé. J’ai attrapé le virus du voyage. Je l’appelle comme ça car dès qu’on l’attrape, on ne peut pas s’en séparer. J’ai pu découvrir pendant cette période une dizaine de pays aux alentours, car ils sont accessibles budgétairement en transport pour les étudiants.

Quand je suis revenu en France pour terminer mes études en Master 2 à l’IAE de Caen sur le campus 4 – économie, j’avais déjà pour projet de repartir.

Et mon parcours proposait de réaliser un stage de fin d’études à l’étranger. J’ai donc postulé en Irlande, où j’ai été pris à Business France, un organisme d’Etat qui gère la promotion des PME-PMI à l’étranger.

Grâce à cette expérience, j’ai été chargé pendant six mois de la promotion du secteur agro-alimentaire à l’étranger, et plus particulièrement du vin. Une expérience très enrichissante !

L’occasion pour nous de faire une petite dédicace au vin normand, car peu de personnes le savent, nous possédons un vin reconnu, dans le Calvados, près de Caen : « Les Arpents du Soleil ». As-tu eu l’occasion de le promouvoir, lui ou d’autres produits de la région ?

Malheureusement, je n’ai pas eu l’occasion de travailler avec ce vignoble en particulier. Toutefois, j’ai pu coopérer avec d’autres acteurs normands. J’ai notamment reçu du cidre, dont les Irlandais sont très friands, parmi d’autres produits. Nous avons également travaillé sur le beurre normand, sur la crème fraîche d’Isigny… Les projets en lien avec la Normandie étaient nombreux et variés.

 

Savoir que nous avons un ambassadeur globetrotteur promoteur de nos produits, c’est une excellente nouvelle. Et nous ne pouvons que t’encourager à poursuivre en ce sens !

Merci ! Je suis parti en Turquie, où j’ai là encore parlé de ma région. Partout les gens nous connaissent par le biais du Mont Saint Michel, du Débarquement. Mais les gens me demandent surtout « qu’est-ce qu’on mange en Normandie ? » Donc je leur parle de ce que nous produisons. Je leur explique que nous sommes la première région productrice de coquillages : de moules, d’huîtres… ou encore la première région productrice de la filière cidricole : cidre Normand, le pommeau, le calvados sans oublier la teurgoule !

Quand je rentre, je démarre par un menu : camembert, teurgoule et la bolée de cidre ! Ainsi qu’un peu de beurre à la baratte.

Tu nous as parlé du virus du voyage. Peux-tu nous en dire plus ?

Oui en effet, je voyage depuis plusieurs années à travers de nombreux pays. Et afin de partager mes voyages avec le plus grand nombre, j’ai décidé de créer un blog intitulé « le Virus du Voyage » où les internautes peuvent suivre mes aventures à travers le monde. Du Pérou à la Russie en passant par l’Europe, j’y délivre de nombreuses anecdotes et paysages inédits.

 

Merci pour tout !

Vincent