Chaque jour (ou presque), retrouvez sur le blog un aperçu in et off du périple Normands autour du monde 2. On vous donne rendez-vous en fin de journée pour suivre les aventures, anecdotes et surprises de THÉO, Élisa, Jean-Charles, Mathilde et Solène  !

Imaginez trois jours de voyage de jeunes Normands partis faire le tour du monde, à la rencontre d’autres cultures, de gens d’ici et d’ailleurs. Trois jours de pérégrinations, de monuments emblématiques ou de scènes du quotidien. Trois jours de rencontres, d’interviews, de rendez-vous. Trois jours à la découverte de nouvelles saveurs, des coutumes d’un ailleurs, des contrastes pour le pire ou pour le meilleur. Tant de mots, d’humeurs, d’anecdotes.

Si vous parvenez à imaginer tout ça, vous comprendrez que ce n’est pas 5 paragraphes qu’il faudrait, pour vous raconter les voyages de nos aventuriers entre samedi et ce lundi, mais 10, 15, peut-être plus ! Alors, nous l’espérons, vous pardonnerez que nous ne vous proposions qu’une sélection de ces contrastes, de ces rencontres, de ces saveurs, en laissant, autant que possible, la parole à Mathilde, Théo, Jean-Charles, Solène et Elisa.

Des contrastes

En Côte-d’Ivoire, d’Abidjan à Yamoussoukro, Elisa parcourt la ville en compagnie de Vincent et Cynthia, et de leurs enfants : « Ce qui est très frappant, c’est la pauvreté dans les rues, il y a beaucoup de déchets et de pollution, tout ça contraste énormément avec le fait que les gens sont très beaux et tous apprêtés. Les femmes sont coiffées, maquillées, portent ces très beaux vêtements de toutes les couleurs. »

Du centre-ville où certains bâtiments restent inachevés faute de budget, aux favelas où il ne faut pas pénétrer, Théo fait le bilan de son séjour à Bogota : « Je quitte Bogota avec un ressenti particulier, je pense avoir trouvé en Bogota une ville intrigante et qui aiguise ma tentation. Je suis prévenu des interdits et des dangers de la ville mais j’avais envie de voir ça de mes yeux ».

Du côté de Busan, le sentiment de Mathilde est contrasté : « Ici, je sens les Coréens plus froids. Pas de bonjour, pas de merci. Ils parlent mieux anglais que les japonais mais ne font pas d’effort. Elodie me rassure : ce n’est pas parce que je suis étrangère, ils sont comme ça tout le temps ». Mais quelques heures plus tard, quand une vieille femme, attendant son bus, s’assoit à côté de Mathilde et sa guide Elodie : « elle dit à Elodie qu’elle me trouve jolie et nous prie de se servir dans son sac de fruits […]. Je me régale, un poil gênée de la situation, alors que je rappelais à Elodie que les Coréens étaient vraiment moins chaleureux que les Japonais… »

Des rencontres

Les rencontres se multiplient, qu’elles soient le fruit d’un joli hasard, comme Mathilde et cette vieille dame, ou préparées bien à l’avance, avec la complicité de Normands expatriés.

Ils sont nombreux à consacrer du temps à nos jeunes aventuriers, à les loger ou à les emmener prendre un verre ou se promener… Comme Lucie, Lexovienne de Palerme, Manon et Erwan à Prague, Claire et Cédric sur la lagune d’Abidjan, Katiénete, ivoirienne de 30 ans qui a fait ses études à Caen, où elle a peut-être croisé Manon, laquelle vit depuis 3 ans à Abidjan, avec qui Elisa part au marché, Elodie, « dont Carpiquet peut être fier », selon Mathilde, Michael et sa famille à Bogota, avec aussi Emmanuelle et Didier, dont Théo raconte qu’il est un « véritable aventurier, il me raconte son histoire et je bois ses paroles, j’ai hâte de vous le présenter », Julien, Havrais de cœur avec qui Solène « passe la journée à employer des mots de patois normands pour faire comme les singapouriens et le singlish » ou Geoffroy, qu’elle interviewe avant son départ de Singapour : « interview with a view. Et quelle view imprenable sur Marina Bay, symbole de la démesure de Singapour »….

  

  

A Prague, Jean-Charles a aussi rencontré Andrew, de Rouen : « il a ouvert il y a 5 ans une académie de foot à Prague dédiée principalement aux enfants expatriés qui ont des difficultés à intégrer les clubs tchèques de par la barrière de la langue. Aujourd’hui, ce sont 29 nationalités qui sont recensées ici ! »

Et Théo, à Bogota, a fait connaissance d’artistes de cirque en échange et collaboration avec le pôle cirque de Normandie, à Elbeuf.

Rencontre parfois facilitée par un curieux personnage : « Et puis j’ai mon arme secrète, Jean Eustache. Comme je le garde à la main pour des photos improvisées, il suscite l’intérêt. Les petites mamies me sourient et les jeunes le trouvent kawaiii (prononcez kawayi). ». Vous aurez reconnu le léopard de Mathilde, bien entendu…

Mais ce voyage, c’est aussi l’impulsion donnée à de futurs clubs de Normands :

Elisa, à Abidjan : « le soir, c’était ma première soirée normande et c’est à ce moment-là que le projet prend tout son sens. Après avoir fait un tour de table où tout le monde s’est présenté. […] Peut-être de futures collaborations professionnelles en perspectives et pour sûr de futures soirées normandes à Abidjan ».

Solène, à Singapour : « toujours sur mon petit nuage de la soirée d’hier : une quinzaine de normands regroupés au Jag, le restaurant de Jérémy, originaire de Cabourg pour la soirée de lancement des Normands à Singapour. Nombre d’entre eux ont montré beaucoup d’engouement pour faire perdurer ce groupe, et se retrouver de façon aussi conviviale qu’hier. Au menu, des cocktails à base de Calvados et de gin normand, du camembert chaud et de la teurgoule dans une salle décorée de drapeaux normands, de passeports ambassadeurs et badges avec nos léopards ».

Et c’est aussi la solidarité !

Comme pour Solène : « épopée fantastique pour les premières heures à Phnom Penh : pas de batterie, donc pas le numéro ni l’adresse d’Arthur. L’accueil et la gentillesse des cambodgiens dans toute sa splendeur lorsque la moitié des tuk tuk de l’aéroport me cherchait un câble pour recharger mon portable ». Pour vous rassurer, elle est finalement arrivée à bon port…

 

De la beauté

Sensibles aux contrastes, nos aventuriers le sont aussi à la beauté, aux couleurs de ce qui les entoure.

Théo vous parlera de sa visite du musée de l’or, dans le pays de l’Eldorado : « Je suis devant les reliques et c’est particulièrement saisissant. Un pur régal pour les yeux ! ».

Et Mathilde n’oubliera pas sa visite à Samwang Temple. « Et quelle claque. Ce temple est si richement décoré, des couleurs si vives ! » et encore moins à haeddong yonggung, le temple de la mer : « Quelle merveille. Un temple. Au bord de la mer. Tout ce que j’aime ».

  

Et cette beauté, elle la trouve aussi dans « des scènes de la vie quotidienne touchantes avec des enfants qui jouent au tir à l’arc et au cerf-volant avec leurs parents, j’ai vu passer une fanfare sous mes yeux, assisté à un défilé de tenues traditionnelles, de jeunes couples enlacés, j’ai goûté des brochettes de poulet qui m’ont littéralement anesthésié la bouche à cause des épices ».

Elisa a visité, à Yamoussoukro, la basilique Notre Dame de la Paix, construite en 1983 par Félix Houphouët Boigny. Construite par la société Eiffel, ses vitraux ont été faits à Rouen ! C’est la plus grande basilique du monde : « absolument sublime ! ».

Des saveurs

Et le voyage ne serait pas complet si nos aventuriers ne se risquaient pas à de nouvelles saveurs. Nous pourrions écrire un livre de cuisine avec toutes les recettes qu’ils nous rapportent. Gardons-en quelques-unes :

La recette des patacones de Théo : « ils cuisinent une pâte de bananes vertes qu’ils étalent en mode très fine et là, ils rajoutent la garniture salée pour faire comme une pizza. La pâte est très croquante et bourrative, mais c’est vraiment bon. »

L’attiéké, spécialité à base de manioc, avec du poulet ou poisson en sauce, présentée par Elisa à Abidjan.

Les toasts au fromage avec du sucre ou encore les hot tok, petit beignet frit avec du miel et des graines, pour Mathilde…

Mais le voyage prend un air de Koh Lanta quand Théo goûte des fourmis grillées :  « c’est pas mauvais, mais bon, c’est des fourmis, quoi ».

Ou que Solène teste les durians : « les Singapouriens ont l’équivalent peu glamour de nos odeurs de fromage. Dans le métro, il est interdit de posséder des durians, des fruits à l’odeur immonde et au goût étrange. Je l’ai goûté en sorbet et le goût particulier m’est resté plusieurs heures en bouche ».

Ou qu’Elisa devient experte en escargot ivoirien : « Nous sommes passées à côté d’une femme qui vendait ces fameux escargots africains, rien à voir avec nos petits escargots de Bourgogne. C’est un mets que les ivoiriens apprécient beaucoup. Ils les mangent grillés, ne brochette ou en sauce. Cette vendeuse d’escargots était en train de les sortir vivants de leur coquille pour les mettre en brochette. Pas très ragoûtant ! »

Elle les a finalement goûté dans un restaurant. « Verdict : très bien cuits et pas du tout caoutchouteux mais… pas vraiment à mon goût, on m’avait prévenue ! Mais ravie d’avoir tenté l’expérience ».

Des histoires, des photos, nous en avions encore, mais il est temps de reprendre la route. Solène arrive à Phnom Penh, Théo à Querétaro, Mathilde décolle pour la Chine et Berlin tend les bras à Jean-Charles… Rendez-vous demain !