CHAQUE JOUR (OU PRESQUE), RETROUVEZ SUR LE BLOG UN APERÇU IN ET OFF DU PÉRIPLE NORMANDS AUTOUR DU MONDE 2. ON VOUS DONNE RENDEZ-VOUS EN FIN DE JOURNÉE POUR SUIVRE LES AVENTURES, ANECDOTES ET SURPRISES DE THÉO, ÉLISA, JEAN-CHARLES, MATHILDE ET SOLÈNE  !

Doha, Pékin, Berlin, Querétaro, Phnom Penh… Depuis maintenant onze jours, nos cinq voyageurs traversent les frontières, enchainent les rencontres normandes et les découvertes. Chaque jour réserve son lot d’émotions. Pour Mathilde, « le mot surprise pourrait rimer avec Pékin ». En pénétrant dans la Cité Interdite, la Normande a le sentiment de s’inviter dans « un immense musée à ciel ouvert ».

« J’en prends plein les yeux ! Un Palais impérial de cette envergure, avec ses collections de Bouddha, ses peintures de dragons et de grues, ses dorures au plafond… Je suis emportée. Mais après 1h30 de balade, je dois déjà faire demi-tour. J’ai les pieds en vrac… Tout est si grand ici ! »

Au Mexique, Théo prend la route du site de Cerrito, où culmine une pyramide de 30 m de haut  qui fut occupée entre 600 et 1600. « Vous savez, c’est le genre de pyramide en escalier que vous voyez dans les documentaires mais qui m’est offerte à moi aujourd’hui. Je n’en crois pas mes yeux littéralement !

A Phnom-Penh, Solène se plonge elle aussi dans le passé du Cambodge. Un passé parfois douloureux, où les cicatrices prennent la forme d’écoles entourées de barbelés : Tuol Sleng, une école transformée en centre de torture par les Khmers rouges, de 1975 à 1979.

« Cette école devenue prison portait le nom de code S-21. Elle est située en plein cœur de la ville. Le dictateur Pol Pot y a fait déporter, torturer et exécuter les ennemis du régime des Khmers rouges. C’est glaçant de se dire que le simple fait d’avoir des lunettes, d’être d’une profession jugée trop culturelle ou intellectuelle, était suffisant pour être exécuté pendant cette période, il n’y a pas si longtemps finalement. Ici, on se sent dépositaire de cette mémoire en l’hommage des victimes de ce génocide. »

A Pékin, un canard laqué… enroulé dans une crêpe

Pour nos cinq globetrotteurs, les découvertes ne sont pas que culturelles. Elles sont aussi culinaires. De Doha à Querétaro en passant par Berlin, les papilles gustatives normandes sont titillées jour après jour. Habitués à la saveur de la crème fraiche ou au fondant du camembert, Jean-Charles, Elisa et compagnie s’initient à d’autres mets, d’autres saveurs. Pour Théo, le Mexique rime par exemple avec « Birria », un ragoût de mouton ou de chèvre qui a mijoté très lentement, dans une sauce évidemment riche en épices.

« C’est une soupe de bouillon de cuisson de trois viandes différentes. Le tacos est un bonus mais ce sont les tortillas qui sont proposées à côté qui permettent d’apprécier ce plat. »

De l’autre côté de l’océan Pacifique, à Pékin, Mathilde n’échappe pas au canard laqué. En Chine, ce plat traditionnel « se mange d’une drôle de façon : enroulé dans une petite crêpe avec du concombre et des oignons. Mais c’est un régal ! ». Pendant ce temps, Elisa s’est invitée dans un restaurant yéménite situé près du souk de Doha. Dans cet établissement, « tu commandes des plats à partager, c’est quelque chose que j’apprécie beaucoup depuis le début de mon aventure, et tu manges par terre dans un petit sas, assis sur un tapis, adossé à des coussins. »

Assis à table ou à même le sol, avec ou sans couverts, face à des plats épicés ou ensaucés, ces repas sont à l’image du voyage entrepris par nos cinq Normands autour du Monde : riches, variés et parfois surprenants. Pour nos ambassadeurs, une seule constante, commune : la présence de Normands réunis autour de la table, des hôtes d’un jour qui partagent avec gourmandise leurs expériences, conseils et autres anecdotes.

A Doha, Elisa face à « l’art de la démesure »

A Berlin, c’est Anne-Pauline justement qui joue les guides éphémères auprès de Jean-Charles. Entre expatriés, le courant passe immédiatement. Le binôme arpente les rues de la capitale allemande. Au programme, les vestiges du Mur bien-sûr. La chute du « Mur de la honte », le 9 novembre 1989, a ouvert la voie à la réunification allemande. Et puis, direction Haus Schwartzenberg, le quartier underground de Berlin où les cultures alternatives sont reines.

« J’ai fait cinq ans d’allemand mais je n’étais guère assidu en classe. Je regrette un peu de ne pas m’être intéressé davantage à la culture germanique car pour l’instant Berlin est vraiment un coup de cœur pour moi ! Il règne ici une certaine ambiance sur laquelle je n’arrive pas à mettre les mots, mais qui rend la ville très agréable à vivre. »

Autre fuseau horaire, autre rencontre. A Doha, Élisa est hébergée par Élise, qui a posé ses valises au Qatar il y a seulement huit mois pour y suivre son mari. La Normande est employée dans un grand groupe industriel, leader dans le secteur des ascenseurs. Et puis, c’est Wadih qui accueille notre voyageuse d’Elbeuf. « Wadih est Franco-Libanais. Il a vécu au Havre plusieurs années et travaille ici dans le conseil informatique pour une entreprise d’Etat qui gère les actes notariaux pour des enfants orphelins ou mis sous tutelle. »

A Pékin, Mathilde a quant à elle rendez-vous avec une Normande de cœur, championne d’équitation. Quelques heures avant une compétition, Mélodie accueille notre voyageuse dans le centre équestre où elle travaille. « Elle est cavalière mais surtout coach pour les moniteurs, parce qu’en Chine on a pas la même culture du cheval. Elle m’a confié préciser qu’elle est Normande sur son cv. Dans le milieu équestre, ça pèse. Tout cavalier qui se respecte, peu importe sa nationalité, connaît la Normandie. »

L’équipe de France n’est qu’à quelques sauts d’obstacles. Pas le temps de monter, Mathilde doit filer rencontrer Laure et son mari Loïc, qui travaille à l’ambassade. Un couple « adorable et passionnant » à l’origine de la découverte du fameux canard laqué dégusté au milieu d’une crêpe.

Depuis dix jours, chaque rencontre est différente, chaque histoire unique. Mais toutes permettent de découvrir les coutumes et traditions des pays et villes traversés. Au Qatar, « la climatisation est partout, tellement partout que mon hôte m’explique que dans certains quartiers les Qataris ont même installé des climatiseurs dans la rue… L’art de la démesure », s’étonne Elisa, avant de s’émerveiller devant la multitude de couleurs de la skyline de Doha.