Chaque jour (ou presque), retrouvez sur le blog un aperçu in et off du périple Normands autour du monde 2. On vous donne rendez-vous en fin de journée pour suivre les aventures, anecdotes et surprises de THÉO, Élisa, Jean-Charles, Mathilde et Solène  !

La Main de Dieu

Le goût du maté encore en bouche, Théo part à la découverte d’un endroit mythique de Buenos-Aires : La Boca. Plus qu’un simple quartier, la Boca est un véritable village dans la ville. Considéré comme le berceau de l’Argentine, ce quartier ouvrier vit et respire autour d’un axe névralgique, Caminito. La ruelle est bordée de maisons en tôle aux couleurs vives. « C’est un quartier haut en couleur parce que… y’a plein de couleurs de partout ! C’est beau ! », s’enthousiasme notre voyageur.

Thomas, son guide du jour, lui révèle tout de ce quartier pas vraiment comme les autres, de son atmosphère. Dans la Boca, le foot est une religion, avec son messie. Diego.

« On m’avait prévenu que Maradona est un symbole en Argentine mais c’est incroyable. Avec toutes ces copies, ces sosies, ces représentations et autres statues, c’est plus du domaine du divin finalement ! »

Quelques dribbles plus tard, le Manchois pose ses crampons dans le centre culturel de Recoleta. C’est le lieu de vie de la jeunesse à Buenos Aires. « Ici, il y a de la danse, de la peinture, des graphs, de la musique, de la photographie…Bref, de la création en barre brute à chaque coin de mur. » La journée se termine au coin d’un barbecue, accompagné de Thomas et de quelques amis français. En Argentine, « l’asado » ne se résume pas à une simple et banale méthode de cuisson au feu de bois : c’est un véritable art de vivre. Un art à partager entre amoureux de la Normandie.

 

Une victoire haut la main

Un océan et 11.000 km plus loin, Jean-Charles doit lui aussi composer avec le ballon rond. Pour l’Ornais et ses hôtes normands, c’est soir de match. Au programme, France-Andorre. Sans surprise, l’affiche ne fait pas recette à Barcelone. Alors, nos cinq supporters poussent et encouragent leur équipe rassemblés devant leur télé.

Faute de drapeaux tricolores, c’est avec les drapeaux normands que Jean-Charles a emportés avec lui que nos supporters soutiennent la bande de Didier Deschamps. « J’ai profité d’être avec Ivàn, mon hôte, Jade, Athéna & Jéremy pour commencer à écouler mon stock de produits normands. »

Résultat, une victoire 3-0. Mais, surtout, un beau moment partagé entre Normands de Catalogne. La nuit est courte. Direction le tarmac et cap à l’Est, vers Palerme. « Il est 8h20, je suis arrivé il y a une petite demi-heure et je regrette déjà ma tenue d’hiver mise ce matin. Il fait super chaud ! », s’amuse Jean-Charles

Au milieu des scooters avec des délicieuses « gelato » qui sont proposées à tous les coins de rues, notre voyageur déambule dans une Italie rêvée. « J’ai l’impression de faire un saut dans un passé pas si lointain. J’adore l’ambiance dans les rues, étroites, emplies de linges et d’odeurs de diverses olives. »

Notre baroudeur arpente les rues siciliennes. Il suit un chemin précis pour « un passage obligé devant l’opéra ». Le Teatro Massimo est lieu incontournable, rendu célèbre grâce à Al Pacino et au Parrain III. Ensuite, direction le palais des Normands. Mais ça, c’est une autre histoire…

 

Une mousse normande remise en mains propres

Après son apéro composé de “petits poissons frits et de chips aux crevettes”, Mathilde enchaîne les découvertes gastronomiques. Mais normandes cette fois. A Tokyo, la Havraise a rendez-vous avec Catherine Bréard, une Rouennais dont la mousse au chocolat fait saliver le pays du Soleil Levant depuis maintenant trois ans. Et pour cause, « la mousse n’est pas trop sucrée et parfaitement dosée en chocolat. Il y en a une version nature, une au caramel au beurre salé et une troisième avec un coulis de mangue. Ça déchire ! »

Autour de la table et de ses gourmandises, six Normands. La plupart se rencontrent pour la première fois. Tous échangent leurs anecdotes sur « le pays ». Les numéros de téléphone circulent. Et puis, les premiers rires quand il est question du « du beurre immonde et du camembert sans goût » que l’on trouve au Japon.

« Ces moments donnent tellement de sens à ce projet. En fait, nous sommes le “liant” de tout ça et on partage un moment qu’ils vont ensuite faire perdurer de leur côté. Ils parlaient même de la fête des Normands ! »

 

Manger avec les mains

A Fès, Elisa partage elle aussi des moments riches avec ses hôtes marocains. Ici, pas de mousse au chocolat mais un Djedjouprali « absolument délicieux », savoure la Caennaise.

« Le plat se met au milieu de la table et les convives mangent directement dedans avec les doigts et du pain. »

Assise un peu à l’écart, la fille de Chadia s’affaire, un léopard à la main. « Myriam est tombée amoureuse de croquette ! », souligne Elisa qui s’apprête à s’envoler pour sa prochaine destination, Abidjan, en Côte d’Ivoire.

 

A New-Delhi, un pique-nique pour la paix dès demain ?

Pour Solène, les nuits se suivent et se ressemblent. Elles sont courtes. Après une interview au saut du lit au micro de France Bleu, la Havraise prend la direction du Gandhi Memorial Hall et des musées situés à proximité. Pour la Normande bercée à la crème fraiche, les découvertes ne sont pas que culturelles. Elles sont aussi gustatives : « Ils ont beaucoup de restaurants végétariens ici. Je commence même à m’habituer aux épices. »

C’est dans un restaurant que Solène rencontre Gwladys et son mari. Originaire d’Isigny-sur-Mer, cette institutrice au lycée français de Delhi a posé ses valises en Inde il y a trois ans après y avoir rencontré son mari. Dohat, son mari, travaille à l’ambassade française. « Il est désormais en mission pour que l’on puisse créer un groupe de Normands à Delhi. Gwladys est très motivée et ravie à l’idée d’organiser un pique-nique pour la paix en juin prochain. »

Et puis, c’est LA visite tant attendue. Après deux heures de train, Solène découvre Agra et sa merveille. Le Taj Mahal. La visite prend des aires de Bollywood, les rythmes endiablés en moins.

« D’un marbre blanc éblouissant aux symétries parfaites, le tombeau de la seconde femme du Shah Jahan et le sien s’y dressent au milieu des centaines de touristes venus visiter la merveille du monde. Il a fallu 22 ans pour honorer la promesse du Shah faite à sa femme mourante, celle de lui construire un lieu symbolisant leur amour qui durera pour des générations. J’en ai pris plein les yeux pendant ces trois jours. »